SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE, HISTORIQUE
ET SCIENTIFIQUE DE SOISSONS
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Société archéologique, historique et scientifique
de Soissons

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Les présidents de la Société historique depuis l'origine

Denis Rolland Président depuis 1998

Denis Rolland
Denis Rolland est né à Ambleny en 1943. Dès l’âge de 19 ans il s’est intéressé à la généalogie puis à l’archéologie, à l’histoire régionale et à l’architecture ancienne. Ses études supérieures ont abouti à l’obtention d’un diplôme d’ingénieur ETP.
Il a publié plusieurs études d’histoire locale et d’architecture médiévales notamment :
- Dans les Mémoires de la fédération des sociétés d’histoire de l’Aisne :
Le donjon d’Ambleny et ses seigneurs (1976).
Le château et les châtelains de Vic-sur-Aisne (1980).
Un bateau nommé la tour d’Ambleny (1991).
Le château de Vierzy (1993).
Journal d’un combattant de l’an II (1996).
La justice militaire en 1914-15 : le cas de la 6e armée (1996, avec Robert Attal).
Construction et reconstruction de l’église d’Ambleny (2002)
- Dans les mémoires de la société historique de Soissons :
Le château de Pernant (1999).
La ferme du Temple à Mortefontaine (1999)
- Dans le Congrès archéologique de France, 1990 :
Le donjon d’Ambleny.
Le château de Vic-sur-Aisne.
- Dans différentes revues ou ouvrages :
Les canonnières de l’Aisne (L’Aisne, une rivière, 1995).
Maisons rurales du Soissonnais (Maisons paysannes de France, 1997).
Château et manoirs de l’Aisne (Vieilles maisons françaises, 1998).
Architecture rurale du canton d’Attichy (Annales historiques Compiègnoises ,1998).
L’affaire Bersot, l’envers du décor (Revue du Cercle généalogique de Franche Comté, 1998).
La mémoire retrouvée, les fusillés de Chacrise (Graine d’histoire 2001)
Il a aussi publié les livres suivants :
La maison rurale en Soissonnais. (1990).
Ambleny le temps d’une guerre (1993, avec Robert Attal).
Architectures rurales de Picardie : le Soissonnais (1998).

Il a été membre de la COREPHAE Picardie de 1994 à 1999 (commission de classement des monuments historiques). Il est aujourd’hui membre de la commission départementale des objets mobiliers et président de la Fédérations des sociétés historiques de l’Aisne.
Robert Attal
Président de 1991 à 1997

Denis Rolland Né à Constantine (Algérie) le 8 avril 1926.

Robert Attal est arrivé à Soissons en 1962, venant de Constantine (en Algérie) où il est né le 8 avril 1926. Professeur d’histoire, il a enseigné dans divers établissements de Soissons, notamment à l’École EDF et au collège Lamartine où il a pris sa retraite.

En 1968, il a soutenu un mémoire de maîtrise devant la Faculté des lettres de Reims, intitulé "l’immigration étrangère dans le soissonnais de 1918 à 1968". Il a publié en outre plusieurs articles et ouvrages sur notre ville et en particulier :
• Le Soissonnais dans tous ses états (1789-1799)
• Ambleny, le temps d’une guerre (1914-1918) en collaboration avec M. Denis Rolland.
M. Attal est officier d’Académie depuis 1987. Il a succédé à M. Defente comme président de la Société en 1990.

Depuis son arrivée, et sous son impulsion, la Société a poursuivi des efforts d’ouverture vers l’extérieur. L’inventaire du fonds Saint Marc-Girardin a été mené à son terme et est en voie d’informatisation. M. Attal a eu le souci de moderniser les équipements de notre bibliothèque grâce à l’acquisition d’un ordinateur et de matériel audiovisuel adapté à nos conférences.
Ses compétences d’historien et de pédagogue l’ont amené à préconiser l’élargissement du champ de réflexion des chercheurs et des curieux en franchissant les limites, dans le temps et dans l’espace, de l’histoire locale, et il a le souci constant de permettre aux jeunes étudiants et aux jeunes professeurs d’avoir accès aux documents souvent rares et précieux de notre bibliothèque.
Denis Defente
Président de 1989 à 1990

Denis Defente
Né à Soissons le 16 novembre 1950.

Issu d’une famille implantée à Soissons et dans le Soissonnais depuis plusieurs siècles, Denis Defente est né le 16 novembre 1950. Il quitte Soissons à l’âge de six semaines pour passer son enfance dans les Ardennes et faire ensuite ses études secondaires à Reims, puis ses études universitaires à Paris. Il revient à Soissons en 1977 pour réaliser une première fouille, avec le Centre d’Études des Peintures Murales Romaines, dans la maison familiale à Soissons. Il s’y fixe à partir de 1981, date à laquelle il est nommé archéologue municipal.

Après avoir créé le service archéologique du musée en 1982, Denis Defente succède à Jacques Depouilly à la tête de cet établissement en 1989. Il quitte ce poste le 1er janvier 1998 pour prendre la direction de la conservation des musées au Conseil Général de l’Aisne. Des notices et différents articles dans les bulletins de la Société historique et archéologique de Soissons, ainsi que dans la Revue Archéologique de Picardie témoignent de son activité archéologique locale.
Ses recherches sur l’ancienne abbaye Saint-Médard de Soissons ainsi que sur la peinture murale antique à Soissons et en Picardie, présentées dans le cadre de colloques nationaux et internationaux, sont publiées.
Deux ouvrages :
-Histoire de Soissons et des villages du Soissonnais, des gallo-romains à l’an mil , en collaboration avec Ghislain Brunel (1986, 3e rééd 1992) et
-Saint-Médard, trésors d’une abbaye royale, publié sous sa direction (1997)
complètent sa bibliographie.
Enfin, il assure la nécessaire adaptation de l’association au nouveau contexte lié au départ anticipé de Geneviève Cordonnier.
Geneviève Cordonnier
Présidente de 1984 à 1988

Geneviève Cordonnier
Née à Bondy (93) le 19 février 1921.

Parisienne, elle se prit d’un grand amour pour le Soissonnais où elle a longtemps tenus "La Maison de la Presse", rue du Commerce à Soissons.

Elle s’inscrivit à la Société historique en janvier 1965. Elle en devint la secrétaire-bibliothécaire puis accéda à la présidence en 1984 pour éviter la dissolution de la Société à la suite de la démission de Bernard Ancien.

Sous son impulsion, la Société connut un grand rayonnement.
Infatigable, elle s’investit dans de nombreuses activités : visites guidées pour l’Education nationale, exposés, articles réguliers pendant deux ans dans l’Aisne Nouvelle sur les rues de Soissons ; contes et anecdotes ; étude sur les marques de tâcherons ; les cimetières de hôtel-Dieu ; les abords et quartiers de Saint-Jean-des-Vignes.
Son livre "Soissons, son histoire illustrée à travers ses rues, places, monuments et ses habitants" fait autorité. Madame Cordonnier est présidente d’honneur de la Société depuis 1989.
Bernard Ancien
Président de 1962 à 1983

Bernard Ancien
Né à Soissons le 4 mai 1906, décédé à Soissons le 3 février 1987.

Par ses racines soissonnaises, ses dons naturels, sa passion de chercheur, Bernard Ancien a profondément marqué la Société archéologique et historique de Soissons. Il y entra en 1938, en assura le secrétariat de 1949 à 1962, date à laquelle il accéda à la présidence jusqu’en 1984. Il a joué avec un art consommé des différentes palettes de l’histoire locale : architecture, archéologie, histoire proprement dite. Les sorties qu’il dirigeait dans la campagne soissonnaise restent un modèle du genre. Facilement disert, ouvert, il donna à l’histoire anecdotique et événementielle ses lettres de noblesse. Les articles qu’il consacra à l’histoire de son cher soissonnais ont jalonné sa vie comme autant de bornes de la connaissance.

On lui doit quelques ouvrages :
• Soissons (édition Colmar)
• Soissons gallo-romain (Musée de Soissons)
• Abbaye Saint-Jean-des-Vignes
• La vallée de la Crise et Septmonts.

Monsieur Bernard Ancien a vu ses talents et son travail récompensés par de nombreuses distinctions : il était notamment officier des Palmes académiques et chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres. Dans l’éloge funèbre qu’elle écrivit, Madame Geneviève Cordonnier disait de lui "vivant comme un ascète, le seul amour de sa vie, c’était l’histoire de AUGUSTA SUESSIONUM au cours de siècles".

Ses publications relativement modestes n’ont pas été à la hauteur des nombreuses recherches qu’il a entreprises et qui constituent un fond d’archive important conservé à la mairie de Soissons.
Ce fond contient des dossiers de notes, croquis, archives de presse, concernant les villages du Soissonnais, les principaux monuments, les rues de Soissons, les familles de notables, etc. Cet ensemble représente environ 70 liasses et il faut ajouter plus de 1 100 ouvrages et brochures diverses concernant l’histoire, l’architecture, l’archéologie régionale et nationale.
Henry Luguet
Président de 1946 à 1962

Henry Luguet

Né à Paris le 8 novembre 1893, décédé à Soissons le 9 juin 1969.

Il a exercé la profession d’architecte. Il a habité 25 rue du Général Pille à Soissons. Il adhère à la Société historique en 1922 et en devient le bibliothécaire en 1930. A ce titre, il entreprend le classement des archives dont il dresse un inventaire qui est publié en 1934. Sa nomination comme officier d’Académie lui vaut un éloge du Président Fossé d’Arcosse dans la séance du jeudi 4 mars 1937 : "Bibliothécaire zélé, notre collègue a effectué le déménagement du mobilier et de tous les livres qu’il a classés avec soin. Il a aménagé les deux nouvelles salles qu’il a garnies de tableaux, de gravures et de souvenirs archéologiques ; il les a rendues agréables et accueillantes. C’est d’autre part un membre très actif et un animateur de notre Société. Il a donné de nombreuses et intéressantes communications d’histoire locale dont le Président cite les plus importants et dont la longue liste démontre facilement combien fut méritée la distinction qui vient de lui être accordée. Cette conclusion élogieuse est saluée par les applaudissements unanimes de l’assistance".

En 1946, il devient le Président de la Société. On lui doit une forte contribution à l’histoire locale et notamment les ouvrages suivants, fruits de sa passion pour les fouilles et pour les recherches :

• Essai historique sur Vierzy
• Le Soissonnais historique et touristique
• Histoire de Mortefontaine, Pouy, Vaubéron, Roy Saint-Nicolas
• La Culture du mûrier et du pastel dans le Soissonnais au XVIIIe et XIXe.
Il est mort à Soissons le 9 juin 1969.
Il a laissé un fonds d’archives important dont la plus grande partie peut être consultée aux Archives Départementales.
André Fossé d’Arcosse
Président de 1932 à 1945

André Fossé d'Arcosse
Né à Soissons le 29 octobre 1867, décédé à Villers-Cotterêts le 8 décembre 1946.

Emilien Fossé d’Arcosse reprit en 1836 l’imprimerie Bourbier, rue des Rats à Soissons, qu’il installa ensuite rue Saint-Antoine. Il transforma la simple feuille d’annonces de M. Barbier en un journal politique et littéraire : l’Argus Soissonnais, dont il assura la direction jusqu’en 1874. De 1874 à 1899, c’est son fils René qui fut directeur-propriétaire de ce journal qu’il céda alors à André, son fils.

André Fossé d’Arcosse, né à Soissons, fait la plus grande partie de ses études classiques au collège de cette ville et les termine à Paris où il commence à s’occuper de journalisme.

En 1887, il est attaché à la rédaction de l’Argus ; en 1889, il devient rédacteur et, dix ans plus tard, il succède à son père à la direction.

En janvier 1932, M. Descambres ne se représentant pas, M. André d’Arcosse est élu président de la société historique.

Bulletin 2e série, T 19, 1888. Armorial du 20e siècle, 25 mars 1904, avec portrait.
Généalogie de Bernard Ancien.


Edmond Descambres
Président de 1927 à 1931

Edmond Decambres
Décédé à Soissons le 6 juin 1949.

Ancien avoué, domicilié 23 boulevard Jeanne d’Arc, membre du conseil municipal de Soissons.

Le président Firino étant décédé le 28 juillet 1926, il est décidé qu’il ne sera pas remplacé avant les élections statutaires.

C’est donc le vice-président, Edmond Descambres, qui préside les séances.

Il sera élu à la présidence le 13 janvier 1927.





Roger Firino
Président de 1920 à 1926

Roger Firino
Né à Paris le 23 septembre 1854, décédé à Fontenoy le 28 juillet 1926.

Ses ancêtres étaient d’origine italienne ; par son ascendance maternelle, il se rattachait à la famille Martell, originaire de Jersey.

Il fit ses études à Paris. En 1883, il épouse Melle de Rivocet qui lui apporta en mariage la terre et le château de Fontenoy. Il établit alors sa résidence à Fontenoy et décide de se consacrer aux affaires publiques. Il est maire de Fontenoy en 1884, conseiller général du canton de Vic en 1892 et député en 1893. Il s’adonne aussi à l’histoire locale et devient membre de la Société historique en 1886.

En 1920, il en accepte la présidence et se consacre à son relèvement. Il constitua le dossier de dommages de guerre et sut en mener à bonne fin le règlement. Il se révèle historien de mérite et étudie plus particulièrement les guerres de la Révolution et de l’Empire. Une partie de ses travaux est consacrée à la commune de Fontenoy, à la ville de Soissons, à son histoire, à ses administrateurs, aux personnages qui y sont nés ou qui y ont joué un rôle important.

Il a par son travail intéressant enrichi nos publications d’un grand nombre d’études du plus haut intérêt. Il a aussi, pendant toute sa vie, enrichi sa bibliothèque en éditions estimées.

Notice par Stanislas Leloutre avec portrait, 4e série n°2, p. 251

Charles Adolphe Lecer
Président de 1900 à 1915

Charles Adolphe Lecer
Né à Soissons le 24 septembre 1839, décédé à Versailles le 21 décembre 1915.

Né à Soissons, il y passa toute son enfance et y fit ses premières études. Reçu bachelier es sciences en 1857, il s’engagea en 1859 au 85e RI à Lyon et y continua ses études. En 1861, il était reçu à Saint Cyr. Lieutenant colonel en 1892, il fut mis à la retraite en 1897 et rentra dans sa ville natale.

Il fut à plusieurs reprises élu conseiller municipal et, en 1903, il remplaça à la présidence de notre société M. Plateau démissionnaire. Il s’attacha naturellement de préférence aux questions militaires (biographie du général Deflandre, les fortifications de Soissons en 1814), mais on trouve dans les bulletins des travaux dont il est l’auteur traitant de divers sujets.

Bulletin 4e série n° 1, p. 1 avec portrait - 3e série n° 12, p. 9

Joseph Hippolyte Edgard de Barral
Président de 1891 à 1900


Né à Bourges le 14 octobre 1832, décédé à Vichy le 19 août 1904.

D’une vieille famille de la noblesse dauphinoise, auditeur au Conseil d’Etat, successivement Sous-Préfet de Marvejols et d’Issoire, il est nommé sous-préfet à Soissons en 1863. En 1870, il démissionne et vient habiter une maison 22 Grand-Place, que les parents de sa femme, une famille de notaires soissonnais, ont achetée en 1867. Fixé à Soissons, plusieurs années après, de Barral fait partie du Conseil municipal.

Il adhère à la Société historique en 1879 et, en 1891, Monsieur Choron ayant démissionné, il en devient le président.

Il apporte, dans les études faites en commun et dans les discussions techniques, le savoir, le jugement, la courtoisie qui caractérisaient tous ses actes. Il sut à une certaine époque tirer la Société de difficultés sérieuses. Aussi, lorsqu’en 1901, en raison de ses déplacements plus fréquents, il crut devoir se démettre de la charge de président, ses collègues tinrent à lui témoigner leurs unanimes regrets et à lui exprimer leur vive reconnaissance. De Barral : "Pendant la durée de ma présidence, votre bulletin s’est enrichi d’importants travaux qui ont ainsi continué les traditions dont nous sommes justement fiers. De plus, nous avons fêté avec éclat le cinquantenaire de notre laborieuse société. Ce sont là, pour moi, de précieux souvenirs qu’obscurcissent hélas les pertes irréparables faites par la Société pendant cette période".

Discours 3e série n° 11, p. 8, Matot-Braine 1905, p. 428.
Dossier généalogie B. Ancien.
Discours de Lecer à ses obsèques 3e série n° 12, p. 312 avec portrait.


Etienne Choron
Président de 1884 à 1890

Etienne Choron
Né à Puiseux (02) le 18 mai 1811, décédé le 26 avril 1891.

Son père était garde-forestier à la Maison-Neuvbe. M. Choron termina ses études au collège de Soissons et alla faire son droit à Paris. En 1841, il reprit l’étude de Me Plocq, avoué à Soissons. En 1848, il est membre du Conseil municipal de Soissons ; en 1877, il est élu député de l’arrondissement et l’année suivante, maire de Soissons.

Entré en 1859 dans la Société historique, il donna à notre bulletin, dès 1861, la première partie d’un travail biographique sur Louis d’Héricourt., avocat distingué, né à Soissons. Il entreprit ensuite un grand travail intitulé "Recherches sur l’instruction primaire dans le Soissonnais", fruit de longues et patientes recherches. Les travaux de M. Choron publiés dans les bulletins de la Société sont nombreux.

En 1883, M. de la Prairie ayant démissionné en raison de son âge, M. Choron fut élu président et ce titre lui fut renouvelé chaque année jusqu’en 1890.

Il était domicilié 7 rue des Minimes.

Notice par A. Michaux avec portrait 3e série n° 3 p. 50

Charles Jean Baptiste Périn
Président de 1867 à 1870

Charles Jean Baptiste Périn
Né à Laon (02) le 24 novembre 1819, décédé à Soissons le 23 juillet 1882. Fils d’un ancien maire de Soissons.

Il vint fort jeune à Soissons où ses parents se fixèrent. Ses études classiques achevées, il fit son droit à Paris. Ses grades obtenus, M. Périn fut nommé en 1845 au Tribunal de Clermont (60), un siège de juge suppléant qu’il quitta bientôt pour occuper les mêmes fonctions à Soissons où il devint juge titulaire en 1857. De bonne heure, M. Périn choisit d’apporter le concours dévoué de ses connaissances variées et de son zèle pour la chose publique. Il chercha donc en dehors de ses fonctions une occupation de nature à utiliser ses loisirs : il la rencontra dans l’étude de notre histoire locale à laquelle il a élevé un véritable monument par ses patientes recherches bibliographiques. Il fit imprimer à ses frais un catalogue en trois volumes "Recherches bibliographiques sur le département de l’Aisne".

Par testament en date du 10 avril 1882, il fit don à la ville de Soissons de tout ce qui dans sa bibliothèque compose sa collection sur le département de l’Aisne.

Membre du Conseil municipal et du Conseil d’arrondissement.

Il demeurait rue de l’Echelle du Temple.

Notice par Fossé d’Arcosse et portrait bulletin 2e série n° 15, p. 37

Jules Henri Le Clercq de la Prairie
Président de 1847 à 1866 et de 1871 à 1883

Le Clercq de la Prairie
Né à Nesles (80) le 2 mai 1803, décédé à Soissons le 28 octobre 1893.

Il est venu à Soissons avec ses parents en 1818. Il avait des goûts très artistiques et joignait une aptitude particulière pour la musique. Il était de première force au jeu de paume, il fut pendant de longues années président de la société qui contribua à la restauration de ce jeu. Son goût pour l’archéologie se fit sentir de bonne heure et fut merveilleusement servi par les circonstances : vers 1830, les travaux de reconstruction des fortifications de Soissons amenèrent à la découverte de nombreux fragments antiques. A partir de cette date, M. de la Prairie devint archéologue.
En 1846, il fonde, avec quelques membres du Comité d’archéologie, la Société historique et archéologique de Soissons et en est élu président lors de la première séance le 1er janvier 1847. Il devient le principal rédacteur des bulletins dont on publiait alors un volume chaque année. Son érudition s’étendait sur tous les sujets. Pour permettre aux sociétaires d’étudier sur place les monuments épars dans la contrée, il pensa à organiser une excursion chaque année. Pendant près de quarante ans, M. de la Prairie, placé dès le début à la tête de la Société, y tint une place considérable et ses très nombreux travaux restent "comme un impérissable monument destiné à perp a mémoire de son auteur". (propriétaire de la maison Noël, 18 rue Richebourg).
M. de la Prairie était correspondant du Ministère pour les monuments historiques et membre de la Société d’archéologie de France. La générosité de M. de la Prairie était à la hauteur de son savoir. Après la guerre de 1870, il mit à la disposition de M. Ouradou, architecte, une somme de 3 000 F pour être employée à la restauration des flèches de Saint-Jean-des-Vignes, menacées dans leur solidité. M. de la Prairie est intervenu pour recommander :
- la conservation de la maison de bois de la rue Saint-Christophe au n° 47 (en 1842)
- la conservation des restes du Théâtre romain de Soissons
Profession indiquée dans l’acte de décès : propriétaire.

Il était célibataire.

Biographie de A. Michaux avec portrait 3e série n° 3 p. 120.
Discours au cimetière, p. 86